L’ère des voitures (mai 2001)
Sous titre : Les voitures avancent en ordre dispersé ?????
6 cartons peints,
x petites peintures-voitures
1 K7 : sons radios, trompette Truffaz, guitare Pat Methany, Rockers Hi Fi remix….
Installer l’ensemble au sol.
Les 6 cartons. Trouver une dynamique au sol. Rythme / articulation.
Les petites peintures au sol et au mur, bas du mur. Elles gravitent autour du centre. Il y en a partout dans la salle, qui annoncent le « voyage ». Celles du sol marquent le lieu.
Le son : c’est celui qui pourrait y avoir dans une des voitures . J’ai voulu retrouver le bruit, le brouhaha d’une radio dans un taxi brousse… Souvenir de sons. Souvenirs de voyages.
C’est pour cela que cela s’appelle l’ère des voitures. L’ère comme le début ou la trace de leur existence. Elles prennent place dans le lieu. Au sol. Occupation du sol. Du bas des murs. La penture est en bas… Il faut se baisser pour la regarder. Mais l’ère comme aire c’est-à-dire comme espace de jeu. Le regardeur est à l’intérieur d’un espace. Un espace de peinture où les motifs sont reconnaissables. La voiture.
quelques mots sur la peinture. précisions et ouvertures. pensées en mouvement, dans le flot, le flux...
sans titre, puzzle (janvier 2001)
Ou Vert I, Vert II, Vert III, Vert IV
Au début j’étais parti – revenu – avec les fonds verts. Le silence et les cerfs-volants. Puis la rencontre Toubab-baobab est survenue pendant l’été : saturation, voitures, couleur orange nouvelle, tête de mort en ballade (enfin une seule). Là encore je me décidais pour un hommage à Francis Bacon, comme cela en regardant la télé… Le polyptyque et les espaces géométriques correspondant et variables comme le demi-cercle… et l’espace tralalalalalalaa !
En écoutant Dub Club 2000 + 1 : au jour d’aujourd’hui c’est 2001. Je suis parti pour autre chose à la recherche d’un certain silence. Oublié les toubab – baobabs sympas. A bientôt Francis Bacon (qui déconne ?). En route pour la tartouille, ou – ouille, ouille !
Et puis après, j’ai fait un puzzle. Puis défait. Je me suis pris pour Mirō : Vert I, Vert II, Vert III, Vert IV. Peintures abstraites. Pleines, pleines de silence. Silence, elles tournent…
Les « pensées bêtes »
Point de départ . Point de retour. Sans arrêt un aller / retour entre le passé et le présent. C’est un lien. Lien qui nous retient, nous unit, nous conditionne pour ne pas la perdre … et perdre la tête parfois. Alors on se construit des pense-bêtes, pour ne pas oublier qu’on a de la mémoire. Signe visuel et mémoire de l’esprit.
Je me suis dit que les pense-bêtes étaient en quelque sorte des « pensées bêtes » : pour ne pas oublier que l’on doit faire quelque chose, dire quelque chose.
Moi mes « pensées bêtes » concernent mon environnement : ce que je lis, ce que j’entends, ce que j’écoute, ce que je vois, ce que je pense, … elles me traversent l’esprit, vite. Elles fusent. Incroyable. Je les transcris. Moins vite. D’où une sélection.
Comme le travail est répétitif … Ecrire, répéter la même phrase, le même début, à peu près, des « surtout pas », l’esprit s’occupe, gamberge, divague. Pour ne pas oublier ce que j’ai pensé à l’instant, à l’instant du faire, de la peinture. Surtout pas.
Comme toutes ces actions, faits et gestes du quotidien : se lever, manger, se laver, s’habiller, écouter les nouvelles à la radio, aller au travail … C’est quasi machinal, on le fait par habitude. J’ai choisi de filmer un de ces moments là, le chemin de chez moi au lycée, du lycée à chez moi. Ce n’est pas long. C’est répétitif. Tous les jours. Quatre allers et retours par semaine. Pour ne pas oublier ce rythme là. Et le relier à celui de la peinture. Question de rythme, de temps, de vie … Constat simple et ironique. Le film est montré en boucle avec un effet au montage afin de lui donner une texture et éviter une impression de documentaire.
Les trente-deux « pensées bêtes » sont accrochées au mur. L’écran est posé au sol, avec des vêtements – ceux du peintre : ses chaussures et son pantalon -, du matériel de peinture (pinceaux, pots) et des traces de peinture bleue, blanche, grise … comme si tout avait été fait sur place. Impression de vie, fugace et poétique.
Point de départ . Point de retour. Sans arrêt un aller / retour entre le passé et le présent. C’est un lien. Lien qui nous retient, nous unit, nous conditionne pour ne pas la perdre … et perdre la tête parfois. Alors on se construit des pense-bêtes, pour ne pas oublier qu’on a de la mémoire. Signe visuel et mémoire de l’esprit.
Je me suis dit que les pense-bêtes étaient en quelque sorte des « pensées bêtes » : pour ne pas oublier que l’on doit faire quelque chose, dire quelque chose.
Moi mes « pensées bêtes » concernent mon environnement : ce que je lis, ce que j’entends, ce que j’écoute, ce que je vois, ce que je pense, … elles me traversent l’esprit, vite. Elles fusent. Incroyable. Je les transcris. Moins vite. D’où une sélection.
Comme le travail est répétitif … Ecrire, répéter la même phrase, le même début, à peu près, des « surtout pas », l’esprit s’occupe, gamberge, divague. Pour ne pas oublier ce que j’ai pensé à l’instant, à l’instant du faire, de la peinture. Surtout pas.
Comme toutes ces actions, faits et gestes du quotidien : se lever, manger, se laver, s’habiller, écouter les nouvelles à la radio, aller au travail … C’est quasi machinal, on le fait par habitude. J’ai choisi de filmer un de ces moments là, le chemin de chez moi au lycée, du lycée à chez moi. Ce n’est pas long. C’est répétitif. Tous les jours. Quatre allers et retours par semaine. Pour ne pas oublier ce rythme là. Et le relier à celui de la peinture. Question de rythme, de temps, de vie … Constat simple et ironique. Le film est montré en boucle avec un effet au montage afin de lui donner une texture et éviter une impression de documentaire.
Les trente-deux « pensées bêtes » sont accrochées au mur. L’écran est posé au sol, avec des vêtements – ceux du peintre : ses chaussures et son pantalon -, du matériel de peinture (pinceaux, pots) et des traces de peinture bleue, blanche, grise … comme si tout avait été fait sur place. Impression de vie, fugace et poétique.
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